UPR Info discute du rôle des parlements à l’EPU lors d’un séminaire de l’UIP

UPR Info était invitée les 17 et 18 février à Bucarest en Roumanie afin de participer à un séminaire organisé par l’Union interparlementaire (UIP) sur le rôle des parlementaires au Conseil des droits de l’homme.

Intitulé "Traduire les engagements en matière de droits de l’homme internationaux dans les réalités nationales : la contribution des parlements aux travaux du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies", le séminaire a rassemblé plus de cinquante membres des parlements d’Albanie, Arménie, Azerbaïdjan, Bosnie-Herzégovine, Croatie, République tchèque, Estonie, France, Géorgie, Hongrie, Pologne, République de Moldavie, Roumanie, Slovénie et Turquie. Il s’agissait d’examiner les défis communs en Europe centrale et orientale, le rôle des parlements dans la protection des droits de l’homme au niveau national, la contribution parlementaire au fonctionnement de l’EPU et de la CEDEF, les études de cas nationaux de participation à l’EPU et la place des droits de l’homme dans le programme de développement post- 2015.

Le directeur exécutif d’UPR Info, Roland Chauville, a présenté quelques chiffres sur la participation de l’ensemble des États dans le premier cycle de l’EPU et des pays présents au séminaire tels que le nombre de recommandations reçues, acceptées, rejetées et spécifiques. Il a ensuite expliqué le rôle important de la société civile à l’EPU, notamment pour leur expertise sur les droits de l’homme et leur connaissance de la situation des droits de l’homme sur le terrain. Enfin, il a énuméré les différentes façons dont la société civile et les parlementaires peuvent coopérer ensemble, telles que :

  • La sensibilisation afin de mettre l’EPU à l’ordre du jour du gouvernement et du Parlement ;
  • La mise en place d’une commission parlementaire des droits de l’homme à laquelle la société civile pourrait prendre part ;
  • L’organisation d’une audience publique pour présenter le rapport national à laquelle les parlementaires et la société civile pourraient commenter le rapport ;
  • Être impliqué par le gouvernement dans la décision d’accepter ou de rejeter les recommandations ;
  • Se réunir régulièrement pour planifier la mise en œuvre des recommandations.