Résumé de la retraite de Bangkok

Le Conseil des droits de l’homme (le Conseil) a tenu une « Retraite d’Ambassadeurs » à Bangkok, Thaïlande, du 8 au 10 décembre 2010 dans le cadre de la révision du Conseil.

Les Ambassadeurs des missions permanentes à Genève ainsi que les institutions nationales de droits de l’homme (INDH) et les organisations non-gouvernementales (ONG) accrédités à l’ECOSOC furent invités par le Président du Conseil et Ambassadeur de Thaïlande, S.E. M. Sihasak Phuangketkeow a continuer les discussions sur la révision du Conseil avant la deuxième session du groupe de travail qui doit se tenir en février.

La « Retraite » commença le mercredi 8 après-midi avec des remarques introductives de S.E. M. Theerakun Niyom, Secrétaire permanent des affaires étrangères au Ministère des affaires étrangères de Thaïlande suivies d’une introduction par S.E. M. Sihasak Phuangketkeow.

Ce dernier déclara que la retraite était une occasion pour échanger des idées et non pas pour prendre des décisions, ceci dans le but d’éclairer la route à suivre, espérant que les délégations seraient en mesure d’aller au delà de leurs positions habituelles. Il annonça que le résultat de cette révision serait un « supplément » au paquet institutionnel (résolution 5/1) et que les facilitateurs travailleront sur des textes pour ce supplément. En plus de ce supplément, le résultat contiendra un résumé des discussions qui sera envoyé à New York et qui reflétera les thèmes principaux discutés, les points d’accords et peut-être aussi les thèmes sur lesquels les vues n’ont pas convergé et enfin les thèmes discutés entre Genève et New York. Finalement, il espérait que ce travail soit complété en mars 2011 afin que New York finisse la révision en juillet.

A la suite de cette introduction, les cinq facilitateurs firent un résumé de l’avancement des discussion sur leurs thèmes respectifs. S.E. M. Omar Hilale, facilitateur de l’EPU, fit une présentation PowerPoint très exhaustive et détaillée mettant en lumière les points largement acceptés, ceux nécessitant de nouvelles discussions et ceux sur lesquels les divergences sont grandes. Pour un résumé de cette présentation, voir ici.

Jeudi 9, les États et les autres parties prenantes s’engagèrent dans une « discussion générale » sur « les attentes du processus de révision du Conseil à Genève : que cherchons nous à atteindre en améliorant le travail et fonctionnement du Conseil et quels sont les thèmes clés ». Les déclarations étaient de nature très générale et ne faisaient que rarement référence à des points précis de la révision. La plupart des orateurs s’accordèrent sur l’importance de l’EPU en tant que nouveau mécanisme des droits de l’homme et abordèrent le sujet des situations pays.

Au total, huit INDH et ONGs prirent la parole durant cette discussion générale : la Commission nationale des droits de l’homme de Thaïlande, Commonwealth Human Rights Initiative (CHRI), Conectas Direitos Humanos, Democracy Coalition Project, East and Horn of African Human Rights Defenders Project, Human Rights Watch, International Disability Alliance et International Service for Human Rights.

CHRI dédia entièrement sa déclaration à l’EPU. Celle-ci fut basée sur des entretiens avec d’autres ONGs et suivit les thèmes des trois discussions qui allaient avoir lieu le vendredi et décrit ci-dessous. 

Le vendredi, les réunions étaient fermées aux autres parties prenantes pendant que les Ambassadeurs abordaient en trois sessions les questions suivantes :

« Comment rendre le Conseil plus efficace et effectif, maximiser le temps et les ressources à dispositions et améliorer la culture de travail ? »

« Comment le Conseil peut-il avoir un plus grand impact sur le terrain ? »

« Comment gérer les situations pays spécifiques / émergentes de manière plus coopérative et constructive ? »

A la fin de la journée, le Président du Conseil organisa un briefing avec les autres parties prenantes pour leur résumer les discussions.

Sur la première question, le Président expliqua que les ambassadeurs discutèrent du nombre de session, des dialogues interactifs, du nombre de résolutions, de l’agenda du Conseil et du nombre de rapports présentés par les détenteurs de mandat des procédures spéciales.

La seconde question portait principalement sur l’EPU et la coopération technique. Les Ambassadeurs abordèrent les points suivants : comment assurer la mise en œuvre et le suivi à l’EPU ; comment diffuser les droits de l’homme au sein des Nations Unies ; quelles capacités ont les pays pour mette en œuvre les droits de l’homme au niveau national et finalement l’importance de mettre en avant la visibilité du Conseil sur le terrain.

Concernant la troisième question, furent abordés les thèmes des outils à disposition pour faire face aux situations pays; des « trigger mechanisms » ; du rôle du Président ; des « early warning mechanisms » et de la coopération technique.