Pré-sessions sur les pays prochainement examinés à l’occasion de la 20ème session de l’EPU

Dans le cadre des pré-sessions à l’EPU qui se sont déroulées à Genève du 6 ou 9 octobre 2014, plus de 60 ONG sont venues présenter, devant la communauté internationale, la situation des droits humains dans 12 pays. Les rencontres ont été organisées à l’approche de la 20ème session du Groupe de Travail sur l’EPU (27 octobre - 7 novembre 2014).
 
Les pré-sessions du mois d’octobre ont été une fois de plus un succès, avec un taux de participation élevé de diplomates. Les pré-sessions de UPR Info sont devenues une étape-clef dans le cadre du processus de l’EPU : elles mettent en place une plateforme unique pour dialoguer et interagir. Ce fut la 8ème série de pré-sessions que UPR Info a organisé depuis 2012. Durant ces trois années de rencontres, plus de 420 organisations ont participé aux pré-sessions. Elles ont ainsi pu partager, auprès de douzaines de diplomates, des informations essentielles reflétant la réalité du terrain,.
 
A cet égard, Monsieur Amadou S. Janned, de l’organisation Coalition for Change – The Gambia, a dit : « La pré-session de la Gambie a donné à notre groupe l’occasion de présenter des informations spécifiques, provenant directement du terrain, devant une audience influente dans le processus de l’EPU. Nous espérons également porter davantage l’attention du public sur les sujets soulevés au niveau national… »
 
Les pré-sessions du mois d’octobre ont montré une fois de plus que ces rencontres constituent une opportunité importante pour rassembler, dans un forum unique de dialogue, la société civile, les institutions nationales de droits de l’homme (INDH) et les missions diplomatiques en vue de discuter sur la situation des droits humains des Etats un mois avant leur examen. Cette fois l’objet de la discussion a porté sur les Etats suivants : l'Angola, la Bolivie, la Bosnie-Herzegovine, l'Egypte, le Salvador, les Fidji, la Gambie, l'Iran, l'Irak, l'Italie, le Kazakhstan et Madagascar.
 
La pré-session ont donné la place à des ONG et INDH, et ont été suivies d’un dialogue sur le statut de la mise en œuvre des recommandations formulées durant le premier cycle de l’EPU. Des questions sensibles en matière de droits humains ont été portées à l’attention des diplomates, telles que la peine de mort, la torture et la réduction de la marge de manœuvre de la société civile au Gambie ; les droits de la femme en Bolivie, l’avortement, le droit à l’eau et les droits environnementaux au Salvador ; les INDH, les droits des migrants et les droits des personnes LGBT en Italie ; l’impunité, les droits des personnes en situation d’handicap et les droits des minorités en Bosnie et Herzégovine ; les détentions arbitraires, les droits de l’enfant, la marge de manœuvre de la société civile et les droits politiques en Egypte ; les droits des minorités et la liberté d’expression en Irak ; la peine de mort, la liberté d’expression et d’association des personnes LGBT en Iran ; la démocratie, l’Etat de droit et les droits des minorités aux Fidji ; la torture et la liberté de réunion et d’association au Kazakhstan ; l’accès à l’éducation et les processus et élections démocratiques à Madagascar.
 
Grâce aux pré-sessions, les inquiétudes les plus graves des acteurs de la société civile ont pu être abordées en préparation à l’EPU. Des organisations locales et les défenseurs de droits humains, mais aussi des ONG internationales telles qu'Alkarama, FIACAT, FIDH et International Service for Human Rights et Reporters Sans Frontières ont fourni aux diplomates des renseignements sur la situation réelle des droits humains dans le pays examiné, soulignant les évolutions les plus importantes et les défis auxquels ces Etats doivent encore faire face.
 
Nous nous réjouissons de continuer à rassembler tous les acteurs de l’EPU en décembre, pour la dernière pré-session de l’année qui nous permettra d’évaluer les Etats qui seront examinés à l’occasion de la 21ème session de l’EPU.