Les Etats-Unis critiquent la Syrie pour avoir rejeter des recommandations parce qu’elles venaient d’eux

Lors de l’adoption le 11 octobre du rapport sur la Syrie du groupe de travail de l’examen périodique universel, les États-Unis ont pris la parole pour dénoncer le fait que les recommandations étaient acceptées ou rejetées par la délégation en fonction du pays qui les avait faites.

Dans le rapport du groupe de travail sur l’examen de la Syrie, les recommandations sont classées en six catégories : celles qui recueillent l’appui de la délégation, celles qui sont déjà mises en œuvre, celles qui sont en cours de mise en œuvre, celles auxquelles la délégation répondra lors de la 19ème session du Conseil des droits de l’homme en mars 2012, celles qui ne recueillent pas son appui et celles qui ne recueillent pas son appui car elles sont basées sur des "suppositions incorrectes".

La cinquième catégorie concernant les recommandations rejetées, paragraphe 112, contient quatre recommandations émises par les États-Unis. Leur délégué intervint afin de souligner que deux d’entre elles, n°112.10 sur les représailles à l’encontre des protestataires pacifistes, des activistes politiques et de leurs familles et n°112.14 sur la libération des prisonniers de conscience, étaient très similaires aux recommandations faites notamment par la Pologne et le Royaume-Uni et contenus dans la catégorie des recommandations acceptées et déjà mises en œuvre (§ 109). Il conclu que ces recommandations avaient été rejetées car elles avaient été émises par les États-Unis et dénonça ainsi la politisation qui était faite par la délégation syrienne du processus de l’EPU.