Le Conseil des droits de l'homme adopte les 16 rapports de la 3ème session

Du 18 au 20 mars, le Conseil des droits de l’homme (CDH) a adopté les seize rapports du groupe de travail de la troisième session de décembre dernier et a tenu un débat général.

Les rapports du groupe de travail sur le Botswana, les Bahamas, le Burundi, le Luxembourg, la Barbade, le Monténégro, les Émirats arabes unis, le Liechtenstein, la Serbie, le Turkménistan, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Colombie, l’Ouzbékistan et Tuvalu furent adoptés sans incidents. Cependant, l’adoption du rapport sur Israël fut l’objet de débats intenses. L’Égypte, soutenu par la Palestine et le Yémen, souleva un point d’ordre afin de demander à Israël de fournir une réponse claire pour chaque recommandation. En réaction, les États-Unis et l’Australie ont critiqué le fait de s’en prendre à un État en particulier alors que d’autres États examinés n’avaient pas donné de réponses précises non plus. Au final, le rapport fut adopté sans qu’Israël n’apporte de réponses supplémentaires.

Dans l’ensemble, la plupart des États ont fourni des réponses précises aux recommandations. Dix États, le Botwana, les Bahamas, le Luxembourg, la Barbade, le Montenegro, le Liechtenstein, la Serbie, le Turkménistan, la Colombie et l’Ouzbékistan ont soumis un addendum au rapport du groupe de travail. Botswana donna le bon exemple en établissant un tableau avec des réponses précises. D’autres États au contraire, tels que le Luxembourg et le Burundi, ont laissé beaucoup de recommandations sans réponse claire rendant ainsi le suivi difficile.

Ces seize adoptions furent suivi par un débat général vendredi 10 de deux heures sur le point 6 de l’agenda. Beaucoup d’États soulignèrent la forte participation lors de la quatrième session en février dernier. La République tchèque, au nom de l’Union Européenne, la France et la Pologne demandèrent à ce que tous les États désirant participer puissent le faire et que leurs déclarations soient incluses dans le rapport du groupe de travail. La République de Corée suggéra que les 120 minutes disponibles pour les États pendant le dialogue interactif soient divisés entre le nombre d’États désirant parler. Le Japon et le Chili insistèrent pour que les membres du CDH puissent prendre la parole et qu’ils soient en quelque sorte prioritaires. Au contraire de la Turquie, du Bhoutan et de l’Algérie qui réclamèrent une égalité de traitement entre membres et non membres du CDH. Certains États comme l’Égypte au nom du groupe africain, le Nigeria, le Koweït et le Bhoutan réaffirmèrent leur attachement à la résolution 5/1 et la nécessité de ne pas s’en éloigner. Le Portugal rappela les règles de procédures selon lesquelles tout État inscrit sur la liste des orateurs ne peut pas être empêché de parler mais que dans un souci de ne pas rallonger chaque examen, il faudrait au moins inclure sa déclaration dans le rapport. L’Égypte, au nom du groupe africain, déclara que les demandes pour des rapports à mi-chemin sur le suivi étaient infondées voire illégales. Enfin, sur une note plus positive, la République tchèque clarifia sa position sur les recommandations qui lui avaient été faites lors de la première session de l’EPU et déclara qu’elles étaient toutes acceptées sauf une.

Les ONG, quand à elles, demandèrent des réponses plus rapides et plus précises aux recommandations et critiquèrent les félicitations et le comportement de certains États durant la quatrième session.