La Syrie questionne l'Arabie Saoudite sur ses progrès accomplis sur le suivi

La Syrie a pris la parole lors de la 25ème session du Conseil des droits de l'homme pour questionner les progrès accomplis par l'Arabie Saoudite dans la mise en oeuvre d'une recommandation que la Syrie avait faite à l'EPU.

En octobre 2013, lors de l'examen de l'Arabie Saoudite, la Syrie lui avait recommandée de "Garantir la liberté d’opinion, d’expression et de conviction et s’abstenir d’empêcher les pèlerins syriens de se conformer aux préceptes de leur religion car cela constitue une atteinte manifeste à la liberté de conviction et de religion, qui fait partie des libertés fondamentales". Le 21 March 2014, la Syrie a utilisé le débat général sous le point 6 pour demander à la délégation saoudienne de se saisir du problème mentionné dans la recommandation avec plus de transparence et de reconnaitre les erreurs faites dans ce domaine. L'Arabie Saoudite a ensuite utilisé un droit de réponse pour nier les allégations contenus dans la recommandation de la Syrie.

Il s'agit de la première fois qu'un État utilise le Conseil des droits de l'homme pour questionner le niveau de mise en oeuvre d'une recommandation EPU qu'il a émise. Nous encourageons les États à utiliser de manière plus fréquente le débat général du point 6 du Conseil afin de discuter de la mise en oeuvre des recommandations, à la fois du point de vue de l'État examiné mais aussi de l'État examinateur.