L’Égypte soulève un point d’ordre pour demander à Israël de répondre à toutes les recommandations!

L’adoption du rapport du groupe de travail d’Israël ce matin a été suspendu jusqu’à demain à cause d’un point d’ordre de l’Égypte.

Le Conseil des droits de l’homme devait adopté aujourd’hui le rapport du groupe de travail sur Israël. Cependant, après la présentation par l’ambassadeur d’Israël de leurs réponses aux recommandations, acceptant trois et commentant les thèmes abordées par d’autres recommandations, l’Égypte souleva un point d’ordre. Le délégué demanda à ce qu’Israël donne une position claire sur toutes les recommandations afin de se conformer à la résolution 5/1. Le Président précisa alors que ceux-ci avaient jusqu’à la fin de l’heure dédiée à l’adoption pour le faire. Après avoir donné la parole aux États et observateurs, Israël conclut en précisant qu’ils prenaient note des recommandations restantes, se conformant ainsi selon eux à la résolution 5/1. Mais la Palestine, l’Égypte et le Yémen demandèrent à suspendre la séance pour en discuter, sous menace d’aller au vote pour l’adoption du rapport et ainsi rompre avec le consensus habituel de chaque adoption. Par manque de temps, le Président décida de reporter au lendemain matin, donc vendredi 20 mars.

C’est la première fois que des États demandent clairement des réponses aux recommandations et qu’ils utilisent un point d’ordre à cette fin. Cependant, Israël n’est pas le premier État à ne pas donner de réponses à toutes les recommandations. Ainsi, certains États comme l’Afrique du Sud, le Gabon et le Guatemala n’ont même pas mentionné les recommandations dans leurs réponses et d’autre États comme la France, la Pologne et le Luxembourg ont seulement commenté les recommandations sans donner une position claire.