Des États contre la mention de la formulation d’origine des recommandations

Un débat a eu lieu vendredi 19 février sur l’inclusion dans le rapport du groupe de travail de notes de bas de page contenant la formulation d’origine des recommandations1. L’Égypte saisit l’opportunité de l’adoption de son propre rapport pour remettre en question l’utilité de faire état à la fois de la formulation acceptée et de la formulation utilisée lors du dialogue interactif. Faisant référence à une recommandation du Chili, l’Égypte demanda où avait commencé l’utilisation de notes de bas de page et déclara ne pas pouvoir accepter cette note de bas de page s’il n’était pas écrit que le changement de formulation avait été demandé par le Chili. Cette proposition de retirer la note de bas de page fût soutenue par le Pakistan, le Nigeria et Cuba. Pour le Pakistan, il n’y avait pas lieu d’inclure cette note de bas de page et selon Cuba, l’enlever diminuerait le nombre de mots.
 
Au contraire, les Pays-Bas et les États-Unis défendirent l’importance de ces notes. Selon eux, les rapports sont censés refléter le dialogue interactif et non « réécrire l’histoire ».
1.Au début du processus de l’EPU, les recommandations étaient mentionnées à la fois dans la première partie du rapport du groupe de travail résumant le dialogue interactif et dans la seconde dédiée aux recommandations. Quelques fois, la formulation d’une même recommandation pouvait varier d’une partie à l’autre. Cependant, dans le but de réduire la taille des rapports, depuis la session 5 et les rapports de l’Afghanistan et du Yémen, les recommandations sont uniquement mentionnées dans la seconde partie. Des notes de bas de page contenant les recommandations telles que prononcées durant le dialogue interactif furent incluses.