De plus en plus de recommandations acceptées sont considérées comme déjà mises en oeuvre

Une nouvelle pratique a émergé récemment à l’EPU dans le cadre des réponses aux recommandations. Un nombre grandissant d’États examinés considèrent certaines recommandations comme étant « déjà [...] mises en œuvre ou [...] en cours d’application ».

Cette catégorie de recommandations est apparut pour la première fois dans le rapport du groupe de travail de l’Ouzbékistan lors de la troisième session et est de plus en plus utilisée: un État lors de la session 4 (Chine), deux lors de la session 5 (Viet Nam et Yémen), cinq lors de la session 6 (Albanie, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Portugal et la République démocratique du Congo (RDC)) et cinq lors de la session 7 (Bolivie, Gambie, Kazakhstan, Nicaragua et Qatar).

Au début, cette catégorie concernait des recommandations qui n’étaient ni acceptées, ni rejetées mais simplement « notées ». Or, depuis le Yémen, les États examinés utilisent cette catégorie pour les recommandations acceptées, réduisant ainsi le nombre de recommandations sur lesquelles ils s’engagent à agir, tout en gardant le nombre de recommandations acceptées élevé.

De plus, le nombre de recommandations inclues dans cette catégorie ne cesse d’augmenter. Ainsi, lors de la session 6, l’Albanie considéra que 53 recommandations sur 85 acceptées étaient « déjà été mises en œuvre ou [...] en cours d’application », le Costa Rica 32 sur 86 et la RDC 58 sur 124. Durant la dernière session, ce fut 66 sur 78 recommandations pour la Bolivie et 68 sur 102 pour le Kazakhstan. Le Nicaragua est même allé jusqu’à considérer que toutes ses recommandations acceptées étaient déjà mises en œuvre.