Consultations avec la société civile en Inde: un «mariage forcé»?

En préparation de son deuxième examen à l’EPU en mai prochain, l’Inde a demandé aux organisations de la société civile de commenter son Rapport national provisoire. L’Asian Center of Human Rights (ACHR) a répondu à la requête en soumettant, le 19 janvier 2012, un document critiquant l’avant-projet et la non-mise en oeuvre des recommandations de l’examen précédent.

L’ACHR considère l’intérêt du Gouvernement à la participation des ONG comme un moyen d’éviter les consultations nationales, et il soutient que le Rapport National ne reflète pas la réalité des violations des droits de l’homme.

Le rapport du ACHR révèle plusieurs infractions au droit à la vie et affirme que «plus de quatre personnes sont mortes par jour en Inde de 2001-2002 à 2010». En outre, l’ONG dénonce l’absence de lois qui prohibent la torture et le refus du Gouvernement à ratifier la Convention des Nations Unies contre la torture.

D’autres observations peuvent être envoyées par les organisations de la société civile au Ministère des Affaires Etrangères avant le 27 janvier 2012.