12 États examinés lors du second cycle ont négocié la formulation de recommandations à l’EPU

12 États de la session 13 et 14 du groupe de travail de l’EPU ont négocié la formulation de recommandations reçues lors de leur examen. Alors que certains changements étaient syntaxiques, la plupart avait pour but de réduire la force de la recommandation.

Ces changements doivent être reflétés par des notes de bas de pages dans les rapports du groupe de travail afin de montrer les recommandations telles que formulées oralement durant l’examen avant que l’État examiné et l’État "examinateur" ne se mettent d’accord de les modifier afin de faciliter leur acceptation par l’État examiné. Cette pratique a débuté lors de la session cinq (mai 2009) avec le rapport de l’Afghanistan et a depuis été largement utilisée par de nombreuses délégations.

Pour les sessions 13 et 14, les États qui ont négocié les recommandations sont: Bahreïn, Brésil, Équateur, Finlande, Guatemala, Inde, Indonésie, Maroc, Pérou, Philippines, Pologne et Sri Lanka.

UPR Info s’inquiète de cette pratique de négocier les recommandations. Lors d’une déclaration commune avec les ONG Conectas Direitos Humanos et Cairo Institute for Human Rights Studies le 21 septembre au Conseil des droits de l’homme (le Conseil), UPR Info avait dénoncé cette activité et en avait appelé aux États d’arrêter. Cette pratique est en contradiction avec le principe de transparence contenu dans la résolution A/HRC/RES/5/1 du Conseil des droits de l’homme.