Le Président du CDH réaffirme le rôle essentiel des CNDH et la société civile

Le 26 Juin 2015, le Président du Conseil des droits de l'homme (CDH), M. Joachim Rücker, a réitéré «l'importance de préserver la nature coopérative, inclusive et transparente de l'EPU, [notamment] la participation de la société civile ». La déclaration a été prononcée à l'ouverture du débat général sur l'EPU (point 6), lors de la 29ème session du CDH. Le Président a rappelé la résolution 16/21, qui rejette fermement tout acte d'intimidation ou de représailles contre les individus et les groupes qui coopèrent avec l'Organisation des Nations Unies (ONU) en matière des droits humains. À cet égard, il a exhorté les États «à prévenir et à assurer une protection adéquate contre de tels actes». Soulignant la gravité de la situation, il a fait remarquer qu'il «suivrait avec les États concernés afin de veiller à ce que les acteurs de la société civile soient en mesure de coopérer avec les mécanismes des droits humains sans crainte d'une menace.» La déclaration du Président est disponible sur le webcast.
 
Le soutien de M. Rücker pour les acteurs de la société civile se réfère implicitement à une situation récente aux Maldives, concernant le deuxième EPU de l'État. Le 16 juin 2015, la Cour suprême des Maldives a porté un jugement sur une communication écrite par la Commission des droits de l'homme des Maldives - Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) - qu'il l’a jugé «illégale». Bien qu'aucune sanction pénale n’ait été imposée aux cinq membres de la CNDH, la Cour a jugé que toute communication avec les organismes internationaux doit avoir lieu à travers les institutions gouvernementales concernées.
Le Président du CDH n’est pas le seul représentant de l'ONU à commenter l’incident; le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, M. Zeid Ra'ad Al Hussein, a également critiqué la décision de la Cour, en commentant: «Le jugement de la Cour suprême est encore un autre exemple de la magistrature sapant la protection des droits humains aux Maldives ... » Appelant à plus d’espace pour la société civile dans l'État, le Haut-Commissaire a souligné que les CNDH «occupent un rôle central dans le suivi de manière indépendante et protéger les droits humains et doit être habilité à faire rapport sur les questions des droits sans crainte.» Lire le communiqué de presse ici.




Image by the Office of the High Commissioner of Human Rights (OHCHR)