Israël demande le report de son examen

La Mission permanente d’Israël a contacté le 10 Janvier le Président du Conseil des droits de l’homme (le Conseil), S.E. Remigiusz Achille Henczel, afin de demander le report de son examen.

Israël avait suspendu ses relations avec le Conseil dans une lettre publiée le 14 mai 2012. En conséquence, il n’allait pas participer à son Examen périodique universel et n’a pas présenté de rapport national en Octobre 2012.

Le Conseil a tenu hier lundi 14 Janvier 2013 une réunion d’organisation afin de tirer au sort les membres de la troïka des pays examinés lors des sessions 15 (21 janvier - 1 février), 16 (22 avril - 3 mai) et 17 (21 octobre - 1 novembre), y compris Israël.

Comme la délégation israélienne n’était pas présente pour tirer sa troïka, le Président a proposé tout d’abord de tirer lui-même les membres de la troïka, comme c’est le cas pour les pays qui n’ont pas de mission à Genève, et d’autre part de suspendre la réunion jusqu’au mardi 29, le jour de l’examen d’Israël, pour voir si le pays serait présent. En cas d’absence, le Conseil pourrait prendre une décision le jour même.

Canada, le Costa Rica, l’Allemagne, l’Irlande (au nom de l’Union européenne), le Gabon (au nom du Groupe africain) et les États-Unis ont appuyé cette proposition. Pakistan (au nom de l’Organisation de la Conférence islamique) a également décidé de suspendre la réunion mais souhaitait que le Conseil prennent une décision avant le 29. En outre, le Pakistan a fait le lien entre la situation d’Israël et le cas de "non-coopération persistante avec le mécanisme" tel que décrit dans l’art. 38 de la résolution 5/1.

D’ici au 29 janvier, il a été demandé à Israël de mettre sa demande de report par écrit et de préciser les motifs de la demande et la durée proposée.

Le seul pays qui a vu son examen reporté lors du premier cycle fut Haïti. Après le tremblement de terre du 10 janvier 2010, une session spéciale a été organisée par le Conseil au cours de laquelle la délégation a demandé le report de son EPU. Le Conseil l’avait accepté dans une décision adoptée le 27 janvier 2010.

Alors que la meilleure solution pour Israël et la communauté internationale serait la participation effective du pays à son propre examen, les concepts de «non-coopération persistante avec le mécanisme" et "associer entièrement le pays soumis à examen» (art. 3 (e) résolution 5/1) doivent être définis afin de mieux préparer la décision qui sera prise le 29.

UPR Info prend note avec satisfaction de la décision d’Israël de reprendre en partie sa coopération avec le Conseil, et demande à l’État d’être présent à son propre examen le 29 Janvier.