L’Examen Périodique Universel est dirigé par les États. Ils ont le contrôle sur les négociations et sur le résultat final. Cependant, les Organisations non gouvernementales (ONG) ont la possibilité de participer et d’influer sur le processus de l’UPR.
La participation des ONG à l’UPR peut prendre quatre formes principales :
soumettre au Haut Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) un rapport sur la situation des droits de l’homme du pays concerné.
faire du lobbying auprès des membres du groupe de travail.
prendre la parole durant la séance plénière du Conseil avant l’adoption du document final.
veiller à la mise en oeuvre par l’État examiné des recommendations de l’EPU
Ci-dessous sont décrits les moyens d’actions dont disposent les ONG à chaque étape du processus :
La résolution A/HRC/RES/5/1 précise que les « États sont encouragés à procéder à des consultations de grande envergure au niveau national avec toutes les parties prenantes pour rassembler ces renseignements ». Les ONG peuvent saisir cette opportunité pour mener une campagne nationale d’information afin de promouvoir le processus de l’EPU.
L’examen d’un État au sein du Groupe de travail est basé sur trois rapports :
Un rapport de vingt pages préparés par l’État lui-même sur la situation des droits de l’homme sur son territoire.
Un rapport de dix pages maximum préparé par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) résumant les « renseignements figurant dans les rapports des organes conventionnels, des procédures spéciales, y compris les observations et les commentaires de l’État intéressé, et d’autres documents officiels des Nations Unies ».
Un rapport de dix pages également préparé par le HCDH résumant les informations envoyées par « d’autres parties prenantes » à l’EPU sur la situation des droits de l’homme de l’État examiné.
L’expression “autres parties prenantes” est volontairement vague pour ne restreindre aucun acteur de participer. Concrètement, tout le monde peut envoyer des informations au HCDH. Ainsi, les ONG sans statut consultatif, les ONG locales, les associations sont encouragées à participer. Néanmoins, le Haut Commissariat n’utilisera que des informations crédibles provenant de sources identifiées.
Afin de limiter la quantité d’information reçu de la part des ONG, le HCDH demande à ce que les soumissions soient limitées, lorsque l’information provient d’une ONG individuelle, à un document de cinq pages, auxquels peut être joint un autre document plus détaillé et factuel. Lorsque la soumission provient d’une grande coalition d’ONG, le document officiel peut atteindre dix pages. La date limite pour soumettre des informations est généralement cinq mois avant la session.
Les dates limites pour la session 4 tenue du 2 au 13 février 2009 sont déjà passées.
Les dates limites pour la session 6 (30 nov. - 11 déc. 2009) sont :
. 13 avril 2009 pour Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Éthiopie, Bhoutan, Brunei et Cambodge ;
. 20 avril 2009 pour Chypre, Corée du Nord, Costa Rica, Dominique, République dominicaine, Norvège, Portugal et Albanie.
Les trois rapports sont généralement disponibles sur le site du Haut-Commissariat dix semaines avant chaque session.
Voir aussi les Informations et directives techniques pour les autres parties prenantes du Haut-Commissariat et sa Note d’information à l’intention des ONG concernant l’UPR.
Les ONG peuvent faire pression sur les États afin d’attirer leur attention sur des questions précises pour que ces questions soient soulevées pendant le dialogue interactif, sous forme de questions et/ou recommandations. Les ONG peuvent aussi négocier pour obtenir que des recommandations spécifiques soient faites, afin de faciliter le monitorage du processus de suivi de l’examen.
Lorsque les ONG s’adressent aux autres États, il y a différentes manière pour être plus efficaces, notamment :
. En s’adressant directement au membre de la délégation responsable pour l’EPU ou le Conseil des Droits de l’Homme
. En s’adressant aux États selon les thèmes qu’ils ont le plus souvent soulévés pendant le dialogue interactif.
Selon la résolution A/HRC/RES/5/1, les « parties intéressées pourront assister à l’examen au sein du groupe de travail ». Ce qui signifie que les ONGs ne pourront pas prendre la parole.
Comme lors d’une session du Conseil des droits de l’homme, les ONG peuvent organiser un évènement parallèle pendant la session du groupe de travail.
Les ONG peuvent, dans les jours suivant l’examen d’un État, organiser des réunions d’évaluation afin d’analyser l’examen, la mesure dans laquelle certaines questions ont été (ou pas) soulevées, et pour préparer le suivi.
Les ONG peuvent tenir une conférence de presse ou publier un communiqué de presse afin de donner leurs impressions sur l’examen.
Comme l’indique la résolution A/HRC/RES/5/1, il est possible pour les parties prenantes intéressées de « faire des observations d’ordre général avant l’adoption du document final par le Conseil en séance plénière ». Ce qui signifie que lors de la session du Conseil, avant que les États n’adoptent le document final et après que l’État examiné et les autres États aient pris la parole, 20 minutes est accordé aux ONG pour prendre la parole et faire une déclaration.
Pour savoir comment prendre la parole, voire sur le site du Conseil.
Le principe de l’EPU est d’aider les États à améliorer leur situation en matière de droits de l’homme. Le document final doit contenir des recommandations, conseils techniques et buts à atteindre pendant les quatre années avant le prochain examen. Lors de l’examen suivant, les États seront évalués sur les accomplissements effectués durant ces quatre années.
Les ONG ont là un rôle important à jouer de surveillance des efforts effectués par les États Elles peuvent ainsi :
diffuser largement les recommandations de l’EPU ;
faire en sorte qu’elles soient mises en place par l’État concerné.
Tous les documents sur l’EPU ici.
| Dates limites pour la soumission d’information par la société civile pour la session 6 (30 nov. - 11 déc. 2009) :
. 13 avril 2009 pour Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Éthiopie, Bhoutan, Brunei et Cambodge ; . 20 avril 2009 pour Chypre, Corée du Nord, Costa Rica, Dominique, République dominicaine, Norvège, Portugal et Albanie. |
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